1- En tant que femme entrepreneuse dans la Tech, quels ont été les principaux défis auxquels vous avez été confrontée dans la gestion de votre patrimoine personnel et professionnel ?
L’un des premiers défis, c’est de réussir à dissocier ses finances personnelles de celles de son entreprise, tout en gardant une vision long terme sur les deux. En tant qu’entrepreneuse, on est très investie – au sens émotionnel, mais aussi financier – dans son projet. Mais il est essentiel de poser très tôt des limites claires, et de penser à construire aussi son propre patrimoine, en parallèle du développement de sa société.
Ce qui m’a frappée, c’est que la question du patrimoine reste souvent un angle mort pour beaucoup de femmes. On ne nous a pas forcément donné les clés pour penser en termes de capital, de valorisation ou de stratégie patrimoniale. Ce sont pourtant des notions essentielles, notamment quand on entreprend. On nous a rarement encouragées à penser en termes de capital, de valorisation, ou de stratégie patrimoniale. Et dans la Tech, cet écart peut vite se creuser. J’ai donc dû apprendre à structurer les choses pas à pas, à poser les bonnes questions, à m’entourer — et c’est aussi ce qui m’a poussée à créer MyFenix : un espace pour reprendre le pouvoir sur ses finances, sans jargon, sans tabou.
2- Comment BNP Paribas Banque Privée vous accompagne dans les différentes étapes de votre développement entrepreneurial ?
BNP Banque Privée nous accompagne avec un regard à la fois stratégique et bienveillant. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est la capacité des équipes à comprendre notre double enjeu : développer une fintech innovante tout en ayant un impact concret sur l’éducation financière des femmes. BNP nous soutient aussi en nous donnant accès à un écosystème : des événements, des échanges avec d’autres entrepreneures, des mises en relation utiles. Et ça compte énormément, surtout quand on construit une entreprise comme MyFenix, qui veut justement créer des ponts entre le monde de la finance et celui des femmes qui, jusqu’ici, s’en sont senties éloignées.
3- Selon vous, quel est le meilleur conseil à suivre pour se lancer dans l’entrepreneuriat Tech ?
D’abord : n’attendez pas d’avoir « tout compris » pour vous lancer. Aujourd’hui, de plus en plus d’outils existent pour s’approprier la tech, même sans background technique. Il est tout à fait possible de construire un projet solide en s’entourant des bonnes personnes et en apprenant au fur et à mesure. L’essentiel, c’est la vision que vous portez et le problème que vous voulez résoudre.
Ensuite : entourez-vous. Cherchez des mentors, des réseaux (Connect'Hers au sein de la BNP par exemple), des femmes qui vous inspirent. L'isolement est un vrai frein, alors que l’échange est un formidable accélérateur. Personnellement, c’est grâce à d'autres femmes entrepreneures que j’ai trouvé l’énergie de persévérer dans les moments plus complexes.
Et enfin : prenez vos finances, personnelles et professionnelles, au sérieux dès le départ. Comprendre ses chiffres, anticiper, structurer… Ce n’est pas une tâche administrative, c’est un levier d’indépendance et de pouvoir. Ce qu’on construit aujourd’hui comme entrepreneure, c’est aussi ce qui posera les bases de son patrimoine de demain.